Une arrestation digne d'un film hollywoodien, gros budget, des centaines de personnes mobilisées pour arrêter puis extrader un professeur qui livre une version illégale de l'Histoire.

Vincent Reynouard est poursuivi par la justice française depuis 2020 pour avoir nié l'existence de l'Holocauste. Il a été arrêté par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), jeudi 10 novembre dans la petite ville d’Anstruther, près d’Édimbourg en Écosse.

Cet ancien professeur de mathématiques de 53 ans est considéré aujourd’hui comme le « négationniste professionnel de la Shoah ». Il est selon l'OCLCH un agent particulièrement influent de l’antisémitisme en France. Pour l’office, ce délit est un crime contre l'humanité.

En effet, L’OCLCH l'accuse d’avoir nié l’existence du génocide des Juifs et d'avoir tenu des discours "haineux".

Toutefois, c’est la découverte de tags jugés négationnistes sur le mémorial du village martyr d’Oradour-sur-Glane ( haute-Vienne), en août 2020. Des graffitis qui disaient « Reynouard a raison" qui scelle son sort. Car l'office a fait de son arrestation une priorité.

Reynouard, s’est enfui pour l’Angleterre, car le « négationnisme n’existe pas » à l'identique dans ce pays. Il y a prit une nouvelle identité.

En 2021, la justice française l’avait condamné à six mois de prison ferme pour contestation de crime contre l’humanité pour une vidéo dans laquelle il niait la Shoah. Avant ceci, il a une peine d’un an d’emprisonnement après une condamnation par la cour d’appel de Caen, datant de 2015 pour ledit motif. Il a donc plusieurs jugements en suspens. Suite à cette dernière, les gendarmes ont pu obtenir l'exécution d’un mandat d’arrêt au Royaume-Uni. 
Toujours actifs sur les réseaux sociaux Gab et VK. Les services antiterroristes britanniques le SO15 le repère en 2021 dans le Kent, une banque londonienne, mais il leur échappe. Plus d'un an après, la police écossaise l’interpelle à l'aube « dans la région d’Anstruther », un village côtier situé au nord d’Édimbourg « à la demande des autorités françaises ».

Entendu par un juge de la capitale écossaise, il ne voudrait pas être extradé vers la France. Il a, au préalable, été placé en détention provisoire dans l'attente de la décision du juge à la prochaine audience. Toutefois, les gendarmes de l'office plaide son extradition vers la France, afin de le juger pour l’ensemble de ses actes.