La bulle du confinement se rétrécie, les fêtes clandestines se multiplient dans l’Hexagone.

Ces derniers mois, un nombre important de fêtes clandestines ont lieu, et ce, à travers toute la France.

 

C’est de nouveau le confinement, pas de rassemblement de plus de six personnes autorisé dans les espaces publics, mais tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Ainsi, la nuit de samedi 24 à dimanche 25, une fête clandestine s’est tenue sur les quais de Rouen, dans un Hangar désaffecté, en dépit des restrictions gouvernementales liées à l’épidémie du Covid-19. Les festivités avaient commencé entre 19h-20h et se sont terminées le lendemain matin vers 8h30. Elle a rassemblé une centaine de personnes dont 60 ont été verbalisées. Selon les sources policières : “on a évité la tenue de cette rave party dans le hangar”, il s’agissait d’empêcher à d’autres personnes de rejoindre la fête en établissant un périmètre de sécurité.

 

Dans la même journée du dimanche 25, aux alentours de 14h, sur l’esplanade de Saint-Leu, dans l’île de la Réunion, des milliers de personnes se sont rassemblées à l’occasion d’un flash mob marron, une fois de plus en ignorant le respect des mesures barrières. L’appel à cette manifestation avait été lancé depuis la page Facebook du groupe “Joie de vivre et bienveillance", les autorités avaient été alertées de l’organisation de cette fête il y'a une quinzaine de jours. Selon le maire de Saint-Leu, Bruno Domen : malgré le “sentiment de ras-le-bol que peut susciter les mesures de restrictions inhérentes”, il “ne peut accepter […], une minorité agit ou risque d’anéantir tous les sacrifices réalisés ».

Les gendarmes ont mis fin à la fête, en commençant à verbaliser une vingtaine de contrevenants à l’obligation du port du masque sur la voie publique. La foule s’est alors dispersée dans le calme.

 

C’est au tour de Paris de réaliser son score au match des participants à la fête tenue ce dimanche 25 avril, le parc des Buttes-Chaumont situé dans le 19e arrondissement de Paris, a accueilli des centaines de personnes pour la plupart sans masque. Les jeunes dansaient au rythme de la musique. Selon un participant : “En période de Covid, voir un peu de gens, se rappeler des souvenirs d’avant Covid, ça remonte un peu le moral…”. La fête a été interrompue avant le début du couvre-feu par la sécurité du parc.

 

Comme certains l’ont déclaré au sujet de la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis au XXème siècle, un gouvernement qui impose des restrictions qui ne peuvent être appliquées réellement, ne fait que perdre le respect du peuple.