Les candidats au recrutement des professeurs sont “incultes”, un faible niveau de langue doublé de difficultés en mathématiques.


Les correcteurs déplorent une baisse du niveau des nouvelles recrues dans le corps enseignant, la prépondérance d'une “ langue pauvre” et des étudiants peu cultivés, qui citent des programmes de télé-réalité ou des films Disney.

Selon les rapports des jurys du concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE). LILLE, Besançon, Clermont-Ferrand, Strasbourg ou Marseille, les correcteurs s'indignent : “Très peu de candidats citent des sources qui permettraient de démontrer une culture personnelle”.

 À l’instar du rapport de l’académie de Lille, il est stipulé que certains se trompent d’auteur ou ne cite qu'une émission de télé-réalité ou de dessins animés de Disney. Toutefois, seule une petite minorité est en mesure de citer quelques lectures personnelles.

Aussi, bien que le fond soit lourd, la forme l’est tout aussi, car le jury note que : “beaucoup de correcteurs s’étonnent encore du manque de maîtrise de la langue française, ils relèvent énormément d’erreurs d’orthographe (accords de base), des fautes de syntaxe et des expressions familières, la ponctuation est absente de certaines copies, les virgules, d’une manière, générale, sont peu utilisées”.

À Besançon, le jury spécifie que : “les mots familiers tels que “cool” n’ont pas lieu d’apparaître dans une copie de concours qui vise à recruter de futurs experts” qui enseigneront la langue française aux apprenants.

Il faut noter que la moyenne générale des aspirants professeurs des écoles, dans la partie “lexique et compréhension lexicale” est de 1,84/4. Cette note est assez insuffisante, pour le jury : “le point faible des candidats demeure le lexique. Cela avait déjà été observé l’année dernière, mais le constat est à nouveau alarmant cette année. En atteste la moyenne obtenue à cette partie”. Le jury pointe du doigt : “L’inculture littéraire et artistique “ de bon “nombre de candidats “.

À Limoges, les correcteurs évoquent des pénalités “ dans toutes les épreuves puisque toutes les copies sont pénalisées, avec des caractéristiques plus fortes en français (45 % obtiennent la pénalité maximale) et en épreuve d’application (41,4 % obtiennent la pénalité maximale), en mathématiques (26,4 % obtiennent la pénalité maximale”).

Clermont-Ferrand n’est pas en reste, car un nombre “significatif” de copies accuse une expression qui “n’est pas bonne, voire fautive à l’excès”. Les candidats “ont mis en évidence une faiblesse des connaissances dans le domaine de la langue française”.

Les candidats au recrutement des professeurs 2022, ne sont pas au niveau de ce concours vraisemblablement. Ils ressortent leurs lacunes de base en orthographe, grammaire ou encore en mathématiques.