Simone Gbagbo lavée de tout soupçon de crimes contre l’humanité

L’ancienne première dame de la Côte d’Ivoire vient d’être acquittée par la justice de son pays.

Poursuivie pour crimes contre l’humanité par la justice ivoirienne, Simone Gbagbo, l’ex-première dame de Côte a été acquitté mardi 28 mars dernier. Les faits qui lui sont reprochés datent de la période post-électorale de 2010-2012, qui fut dominée par une guerre civile atroce, ayant entraîné la mort de plus de deux mille personnes.

En plus d’être première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo faisait partie des dirigeants du parti au pouvoir de cette époque, le Front populaire ivoirien. Elle était également en première ligne, en tant que député très active à l’Assemblée nationale, et épouse très influente auprès de son président de mari.

Les associations ivoiriennes représentant les victimes de la guerre civile post-électorale de 2010-2012 crient à l’injustice. De l’avis de l’un de leurs représentants, « le gouvernement de Alassane Ouattara est en train de s’inscrire dans la promotion des auteurs de crimes, et dans la promotion de l’impunité. La Justice ivoirienne a démontré qu’elle n’avait pas la volonté de juger Simone Gbagbo pour la condamner, au vu des faits qui lui sont reprochés ».

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans, car elle fut condamnée en mars 2015 pour atteinte à la sureté de l’Etat. Son mari, Laurent Gbagbo, est actuellement jugé par la Cour pénale internationale de la Haye, pour crimes contre l’humanité. Des faits commis lors de la même période post-électorale de 2010-2012.