Série d’actions de I-Boycott contre Coca Cola

Série d’actions de I-Boycott contre Coca Cola

I-Boycott accuse la multinationale Coca Cola de faire partie des facteurs qui accélèrent l’assèchement des nappes phréatiques dans le monde, malgré les diverses actions qu’elle prétend mener pour la préservation de l’environnement. Sa consommation d’eau pour l’ensemble de ses activités se chiffre à 300 milliards de litres d’eau puisés dans tous les continents.

Coca Cola entretient une ambition sans borne. Après avoir conquis, par la puissance d’intenses campagnes publicitaires, la société américaine des villes et des campagnes qui semble se laisser à sa merci, la multinationale envahit progressivement le monde. Ses produits et par-dessus tout ses supports de publicité sont loin de passer inaperçus. Ils trônent bien au contraire, presque partout aux quatre coins du monde.

La toute puissante multinationale à travers ses stratégies de communication donne à l’opinion l’illusion selon laquelle Coca Cola Company travaille pour le bonheur de ses consommateurs. Sur le plan santé, les faits nous démontrent le contraire, notamment aux Etats-Unis où 35 % des adultes environ sont obèses et 69 % en surpoids.

Laissons de côté les autres dégâts écologiques issus des activités de la multinationale américaine et penchons-nous sur la campagne que vient de déclencher contre elle, le mouvement dénommé I-Boycott pour la préservation des nappes phréatiques.

 Action pour l’accès à l’eau potable pour tous

En vue d’alerter l’opinion, les organisateurs alignent des arguments, chiffres à l’appui. Ils révèlent que Coca Cola utilise 300 milliards de litres d’eau pour sa consommation, dans tous les continents. Or, la répartition de la quantité d’eau potable par nombre d’habitants et par an est très inégale selon les continents, à savoir, 24000 m3 pour l’Amérique, 9300 m3 pour l’Europe, 5000 m3 pour l’Afrique et 3400,1 m3 pour l’Asie, d’après les données fournies par l’Unesco dans son Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau.

Il y a de cela douze ans, Le Monde du 7 avril 2004 pour évaluer la consommation d’eau par personne et par an  a pris en compte trois continents. D’après son classement, les Etats-Unis figuraient en tête avec 2000 mètres cubes, suivis de la France 700 mètres cubes. Le Burkina Faso, un pays de l’Afrique de l’Ouest,  fermait la queue avec 20 mètres cubes.

Dans son Rapport mondial sus-mentionné, l’Unesco souligne que « vers 2050, entre 7 milliards de personnes dans 60 pays (hypothèse pessimiste) et 2 milliards dans 48 pays (hypothèse optimiste) seront confrontés à une pénurie d’eau ».

Tous ces chiffres et bien d’autres soulèvent de graves problèmes liés à l’accès de l’eau et appelle l’humanité à l’action afin d’éviter le pire aux jeunes générations.

Les partisans de I-Boycott expliquent : « La conséquence directe des prélèvements d’eau potable par Coca Cola est la privation des populations. Toutes les maladies, problèmes d’hygiène et infections trouvent leur source dans la mauvaise qualité de l’eau, notamment en Inde où 1,5 million de litres d’eau sont prélevés chaque jour. Avec un chiffre d’affaires qui s’élève à 41 milliards de dollars par an, l’investissement minimum dans la préservation voire la réparation des enjeux environnementaux, aurait été bien accueillie ».

Tout au long de sa campagne de protestation, les exigences majeures de  I-Boycott portent notamment sur :

  • l’utilisation non pas de l’eau des nappes phréatiques, mais de l’eau traitée pour toutes les activités de production ;
  • l’indemnisation des populations victimes des activités que déploie Coca Cola à travers le monde ;
  • la participation de Coca Cola aux politiques gouvernementales d’accès à l’eau au bénéfice de toutes les catégories d’habitants ;
  • l’abandon des stratégies déployées auprès des lobbies, favorisant pour le compte de Coca Cola, l’obtention des quotas de prélèvement.

        Le mouvement de protestation reste animé par la ferme conviction qu’il s’avère nécessaire de se mobiliser en vue de l’action. Et pour atteindre cet objectif, il faut communiquer et sensibiliser, car «  Savoir, c’est pouvoir », dixit le philosophe londonien Francis Bacon.

Emmanuel Mba Ngono

Sources : http://beta.i-boycott.org