Menaces sur l’environnement

Menaces sur l’environnement

Le rapport Planète vivante 2016 de WWF International rappelle à l’opinion que l’utilisation intense des ressources de la nature bouleverse son équilibre, accélère sa dégradation, et menace l’avenir des générations actuelles et futures.

Depuis des années, sonnent en permanence des sirènes et cris de détresse venant des scientifiques, de la communauté et des organisations internationales, des rapports issus des conférences internationales et autres grands rendez-vous mondiaux sur les questions relatives à l’environnement.

Le message que délivrent pratiquement tous les acteurs au fil des années est clair et invariable : les habitants de notre planète détruisent intensément l’environnement, par leurs activités et modes de vie. Les effets des  multiples conséquences s’abattent sur des générations actuelles et futures. Il est établi que depuis les années 70, l’utilisation intense des ressources de la nature bouleverse son équilibre et accélère sa dégradation.

De l’avis du directeur général du WWF International, Marco Lambertini, « le déclin subi par les populations d’espèces sauvages est de plus en plus préoccupant : il devrait atteindre en moyenne 67% d’ici à 2020, si rien n’est fait pour enrayer la tendance», écrit-il dans le rapport publié jeudi 27 octobre dernier. Il ajoute que le nombre de mammifères, poissons, oiseaux, amphibiens, reptiles et bien d’autres espèces d’animaux dans le monde baisse sans cesse. Un véritable désastre puisqu’au cours de la période 1970-2012, la disparition des animaux vivant dans la nature se situe à 58%, selon les experts. En fait depuis 56 ans, les habitants de tous les pays assistent à la destruction continue de l’environnement. Et Marco Lambertini  avertit : « que la biodiversité poursuive sa chute, et le monde naturel que nous connaissons aujourd’hui s’effondrera d’un seul tenant ».

Le constat qu’établit WWF International dans son rapport est partagé par d’autres acteurs qui mènent des activités pour la préservation de l’environnement. Selon l’ONG Global Footprint Network, « l’humanité vit actuellement à crédit, car ayant déjà consommé au cours de cette année 2016, la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an. Ses besoins actuels représentent un équivalent de 1,6 planète ».

Les degrés de responsabilité.

A l’observation, la destruction de l’environnement est déclenchée et entretenue par les diverses activités auxquelles se livrent les habitants de la planète terre, les uns pour la survie, les autres pour la surexploitation, notamment les activités agricoles et forestières, la chasse, la pêche,  l’industrie minière, l’urbanisation, la production de l’énergie, la pollution. D’aucuns pensent que les changements climatiques constituent le principal facteur qui serait à l’origine de la dégradation de l’environnement, à cause des émissions de gaz à effet de serre, liées aux activités humaines.

A l’encontre de cette opinion, Pascal Canfin, directeur général du WWF France  et ancien ministre du Développement,    estime que les changements climatiques n’ont pour l’instant qu’un impact « relativement marginal […], parce qu’on n’en est qu’à un degré de réchauffement » planétaire par rapport à l’ère préindustrielle. Mais attention, les scientifiques avertissent qu’à long terme, les changements climatiques pourront déclencher des inondations, des sécheresses, des tempêtes qui auront des impacts dévastateurs pour l’homme et les écosystèmes.

Il est grand temps d’agir pour trouver et appliquer des solutions afin d’éviter le suicide collectif. De par le monde, de nombreux efforts sont déployés pour trouver des solutions et limiter les dégâts. Paris a abrité la COP21 au cours de laquelle des résolutions ont été prises pour  limiter le réchauffement « bien en-deçà de 2 degrés » et par conséquent les effets dévastateurs de la surexploitation des ressources de la nature. Très prochainement, la communauté internationale se retrouvera à Marrakech au Maroc pour une nouvelle conférence sur le climat. Elle passera naturellement, en revue les engagements pris par les uns et les autres à la COP21 de Paris.

Emmanuel Mba Ngono