L’Iran renforce ses capacités de défense : les essais de ses chasseurs « qaher » programmés en 2018


L’Iran a besoin d’une armée puissante pour défendre ses frontières géographiques, avait déclaré le président iranien Hassan Rohani lors de la cérémonie marquant le Jour de l’armée, le 17 avril 2016. La mise en œuvre de cette politique se concrétise dans divers secteurs au fil des années.

La nouvelle annonce du ministre de la Défense de la République Islamique d’Iran (RII), le général de brigade Hossein Dehqan, révelerant que les essais en vol de tous les chasseurs de conception iranienne « Qaher », débuteraient l’an prochain, vient une fois de plus corroborer cette vision.

Il importe de rappeler qu’à l’heure actuelle, l’Iran réalise le test du système de défense Bavar 373, qui a été conçu selon le système anti-missile russe S-300. En effet la RII avait doté le commandement de sa défense aérienne d’un système anti-missile S-300, fourni par la Russie. Le S-300 est capable de « frapper des missiles de croisière, des drones et des avions de chasse ».
D’après le ministre de la Défense, le test de ce missile était programmé : « en 5 étapes dont trois ont été accomplies. La quatrième aurait dû avoir lieu au mois d’Esfand (mars) mais elle a été reportée à cause de certains problèmes techniques ».

Répondant à un journaliste au cours d’une rencontre avec la presse, le ministre iranien de la Défense a rappelé que l’entraînement, les exercices et les manœuvres font partie des affaires ordinaires et en permanence des forces armées. Ces propos viennent couper court aux rumeurs selon lesquelles l’Iran a cédé aux pressions étrangères et aurait arrêté certains exercices militaires déjà engagés par son armée.

Par ailleurs, les autorités iraniennes soulignent que leur Etat demeure une cible privilégiée des campagnes de désinformation menées par des Occidentaux en ce qui concerne notamment la fabrication les missiles balistiques. La raison étant que les Occidentaux s’opposent à toute mesure susceptible de renforcer leurs capacités de défense. « En effet, précise le ministre de la Défense, on prévoyait déjà qu’après la question nucléaire, les Occidentaux trouveraient un autre prétexte pour faire pression sur l’Iran. »

Source: PRESSTV