L’Iran aux côtés de l’Afrique pour construire des barrages hydro-électriques

Aujourd’hui dans le monde, en matière de construction des grands barrages hydro-electriques, l’Iran occupe la troisième position. Le conseiller du ministre iranien de l’Énergie, Mohammad Haj Rassouliha se félicitant du savoir-faire dont fait désormais montre son pays, vient d’annoncer que cette très grande expertise sera déployée dans les chantiers énergétiques du continent noir : « L’Iran a le potentiel de mener de grands projets de construction de barrage et notre pays est à même de fournir des services d’ingénierie à d’autres pays, notamment aux pays asiatiques et africains. Et il s’avère que l’Iran est en ce moment même en train de construire des barrages grands et complexes. »
Le continent africain fait face à un grave déficit énergétique. Les coupures intempestives d’électricité font subir aux populations un véritable calvaire, le jour comme la nuit, dans les ménages comme dans les entreprises, en ville comme en campagne. Les conséquences dramatiques qui découlent de cette situation sont contenues dans le mot « délestage » qui s’est imposé dans le vocabulaire populaire de nombreux pays africains. Depuis plus de vingt ans, le mal ne cesse de prendre de l’envergure. Plus de 650 millions de personnes représentant les deux tiers de la population de l’Afrique subsaharienne, s’enfoncent davantage dans le noir, alertent les Nations Unies et les nombreuses ONG qui estiment qu’il faudrait absolument trouver une solution.

Et pour cause, fait remarquer l’Agence Internationale de l’Energie, l’insuffisance de l’énergie freine gravement la croissance et surtout les efforts de développement de l’Afrique. De 2000 à 2012, la demande en énergie de l’Afrique au sud du Sahara a augmenté de près de 45%. Ce chiffre pour les spécialistes reste très faible au niveau mondial puisqu’il ne représente que 4% de la demande mondiale. Or l’Afrique abrite 13% de la population mondiale. Les 40% de la demande en énergie de l’Afrique sont absorbés par deux pays, l’Afrique du Sud et le Nigéria.

C’est dans ce contexte que survient l’annonce faite par les autorités de l’Iran, fort de l’expérience qu’elles viennent d’accumuler dans la réalisation de grands projets énergétiques implantés sur leur territoire au cours des récentes années. Tenez, avant 1979, année au cours de laquelle naît la République islamique d’Iran, ce pays totalisait 19 barrages opérationnels accumulant 13 milliards de mètres cubes et un débit de annuel de 14 milliards de mètres cubes. Aujourd’hui tous ces chiffres ont grimpé en flèche : l’on compte 165 barrages qui stockent 51 milliards de mètres cubes d’eau avec un débit annuel de 37 milliards de mètres cubes d’eau.
« L’eau, c’est la vie », a-t-on coutume de dire. Ces immenses quantités d’eau apportent la vie en Iran en toutes saisons et dans divers domaines : amélioration des conditions de vie des populations, agriculture, industrie, notamment.
Emmanuel Mba Ngono

Source: parstoday.com & scidev.net