Le guépard en voie de disparition

Il existe des véhicules supersoniques. Il y a le train à grande vitesse (TGV). On connaît l’homme le plus rapide au monde, la super star jamaïcaine, Usain Bolt. Parmi les animaux, le guépard s’impose incontestablement comme étant le sujet le plus rapide du règne animal. Il n’échappe pas pour autant à l’environnement hostile qui menace en permanence la faune.

Publiant les conclusions d’une étude réalisée par une équipe de chercheurs, la revue américaine « Proceedings of the National Academy of Sciences » (PNAS) alerte l’opinion publique mondiale : au début du 20ème siècle, le monde abritait environ 100.000 guépards. A l’heure actuelle, l’on ne dénombre que 7.100 animaux de cette communauté dont 99% vivent en Afrique. Le pays qui enregistre la chute la plus alarmante de la population des guépards n’est autre que le Zimbabwe. Cet Etat a vu le nombre de guépards qui vivent sur son sol, passé de 1200 à 170 animaux seulement, soit une dégringolade de 85%.

La population des guépards asiatiques quant à elle ne cesse de se rétrécir à son tour comme une peau de chagrin. Elle est réduite actuellement à 43 individus qui vivent en Iran. La Société Zoologique de Londres (ZSL), dans un communiqué pousse un cri de détresse avec pour objectif de secouer l’opinion : « le guépard court droit vers l’extinction, et pourrait disparaître rapidement à moins que des mesures (…) urgentes ne soient prises ».

Les dangers qui poussent le guépard vers le gouffre n’émanent pas seulement de l’homme. Ils relèvent aussi de « l’évolution biologique des espèces par la sélection naturelle et la concurrence vitale », comme le soutenait en 1859 le naturaliste anglais Charles Darwin. Bien qu’il soit ultrarapide, ce grand mammifère carnassier est aussi réputé comme étant un animal bien faible qui doit en grande partie sa survie à l’existence de vastes espaces. Dans un tel environnement, les guépards demeurent à l’abri de redoutables carnivores que représentent pour eux les lions et les léopards.

Naturellement, l’autre camp des ennemis du guépard regroupe d’une part, les activités humaines qui sans cesse, réduisent l’espace de vie de nombreuses espèces et d’autre part, les incontournables braconniers.

En menant leurs travaux, les auteurs de l’étude dirigée par le Dr Sarah Durant, ont découvert que le monde des guépards « est bien plus vulnérable à l’extinction » qu’ils ne l’imaginaient auparavant. Comme solution, l’équipe des chercheurs propose que le guépard soit inscrit sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dans le groupe des espèces « en danger » pour qu’il soit mieux protégé.
Emmanuel Mba Ngono
Sources : huffingtonpost.fr