La Syrie arrosée par des bombes américaines

Les Etats-Unis ont bombardé la base aérienne syrienne de Shayrat, avec  59 missiles de croisière Tomahawk, dans la matinée du 7 avril. C’est de cette ville quaurait été lancée une attaque chimique perpétrée de l’avis des Etats-Unis, par le gouvernement syrien, le mardi 4 avril dernier.

Annonçant cette opération à l’opinion, Donald Trump qui l’a commandée a déclaré : «Ce soir, j’ai ordonné une frappe militaire visant la base aérienne syrienne d’où l’attaque chimique a été lancée. Il est dans l’intérêt vital de la sécurité des États-Unis d’empêcher et de dissuader la propagation et l’utilisation d’armes chimiques mortelles ». En direction de la communauté internationale, il a ajouté : « J’appelle toutes les nations civilisées à chercher à mettre fin au massacre et au carnage en Syrie ».

Selon le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis,  la base de Shayrat était connue avant 2013, comme un lieu de stockage d’armes chimiques. Il révèle en outre qu’afin d’éviter tout incident aérien entre les avions américains et russes, le gouvernement russe a été tenu  informé à l’avance par le canal d’une ligne de communication spéciale, commune aux militaires des deux pays. Cette ligne existe  depuis 2015.

Après le bombardement, l’armée syrienne  fait état de “six morts, des blessés et d’importants dégâts matériels“, sans préciser si les victimes étaient des militaires ou des civils. La télévision syrienne de son côté mentionne “des pertes“ dans le personnel syrien de la base.

Selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, l’aéroport “a été presque totalement détruit : les avions, le tarmac, le dépôt de fuel et le bâtiment de la défense aérienne ont été pulvérisés“.

Et la suite ? Le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone précise : “Il s’agissait d’une réponse proportionnée“ à l’attaque de Khan Cheikhoun, destinée à dissuader le régime d’utiliser des armes chimiques à nouveau“. “Ce sera le choix du régime s’il y en a d’autres (bombardements), cela se décidera sur la base de leur comportement à venir“.

L’attaque chimique présumée de la ville rebelle syrienne de Khan Cheikhoun du mardi 4 avril dernier, a entraîné des dizaines de morts.

 

Emmanuel Mba Ngono

Sources : agence AFP& Euronews