G20: l’Europe se plie au diktat des Etats-Unis

Baden Baden en Allemagne a accueilli les vingt pays membres du G-20. Cet important rendez-vous mondial a pris fin samedi 18 mars 2017 dernier.
L’ordre du jour de cette rencontre portait notamment sur la lutte contre le protectionnisme et sur le libre-échange.

A l’issue des travaux, les participants devaient parvenir à un consensus sur les deux principaux thèmes débattus. Echec. A la fin des travaux, le désaccord s’est plutôt imposé. Seul contre tous, les Américains ont privilégié et imposé la renégociation du contenu des Accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Nous pensons que certaines parties de l’OMC ne sont pas appliquées, et nous allons tenter avec pugnacité de les faire appliquer dans l’intérêt des travailleurs américains », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, lors d’une conférence. Enfonçant le clou avec des propos massues, il a ajouté : « ces accords sont de vieux accords et s’ils ont besoin d’être renégociés, nous envisageront cela également ».
Il convient de rappeler que les accords de l’OMC ont été signés en 1994 et sont entrés en application en 1995.Constituant le cadre de la libéralisation du commerce, ces accords ne cessent d’intensifier l’ouverture des frontières aux échanges commerciaux. L’attitude américaine lors de la rencontre de Baden Baden des grands argentiers du G20 constituerait un prélude marquant le retour de la politique hégémonique que les USA ont eu à exercer à travers le monde dans le passé. Sans doute, ils ne manqueront pas de trouver à qui parler. Selon un participant, la délégation chinoise a été la plus offensive pour défendre l’ouverture commerciale et refuser le protectionnisme. Le ministre français des Finances, Michel Sapin, de par ses propos, permet au public d’avoir une idée de l’atmosphère qui a entouré la rencontre de Baden Baden : « Les discussions ont fait apparaître des désaccords au sein du G20 entre un pays et tous les autres ».